maman

Histoire touchante d’une maman

Un jour, une maman m’a dit: “ J’ai fait ce que j’ai pu avec mes trois enfants, mais moi je ne savais pas lire, et je savais pas écrire aussi, et puis c’était dur l’école. Moi j’ai pas fait le collège, ma famille était pauvre et on devait travailler pour aider mes parents. J’aimais l’école mais j’ai pas pu aller loin. Mon père ne voulait pas, je devais travailler pour aider notre famille. Alors à l’école, ça va, ça allait, je comprenais en primaire, je ne comprenais plus au collège, les leçons, c’était difficile et parfois je ne pouvais pas aider pour les devoirs de mes enfants… Et je disais tout le temps à mes enfants, je suis désolé mais ça je ne peux pas t’aider, tu vas y arriver tout seul comme un grand, maman elle comprend pas… elle a pas fait cette classe, elle peut pas t’aider. Et quand je vous dis que c’était dur, je le disais à mes amies proches que c’était dur mais quand je disais ça à mes enfants et bah je souffrais… je souffrais de dire ça à mes enfants que je ne pouvais pas les aider c’est vrai, je souffrais beaucoup et j’avais même l’impression que je n’étais pas une bonne maman car je ne pouvais pas les aider.”

Son histoire, mon histoire

Le jour où j’ai pris conscience

Cette histoire, c’est l’histoire de ma mère, qui nous a élevé ma sœur, mon frère et moi et malgré ses difficultés, qui nous a donné le meilleur. Issue d’une famille portugaise et d’une double éducation (élevée aussi par ma marraine) j’ai su voir les richesses d’une éducation plurielle. En grandissant et au cœur de ma formation de conseillère d’éducation, j’observais les diverses peurs adultes qui empêchent certains parents de s’accomplir simplement. Aujourd’hui, je suis fière de dire que j’ai pu réussir une double licence, et obtenir un Master pour aspirer au métier de Conseillère d’Education. Maintenant, ma plus grande préoccupation c’est de pouvoir diffuser et transmettre un maximum de savoirs grâce à ma formation et surtout redonner l’espoir aux parents, qui se trouvent parfois démotivés, avec cette crainte d’être un parent “nul”.

Ma priorité: me rendre disponible au quotidien pour aider d’autres mamans et d’autres papas qui ressentiraient ce vide, cette incompréhension ce manque d’enthousiasme, car démunis, face à leurs enfants et/ou leurs ados. Aujourd’hui je veux dire à chaque parent qui ressent cette démotivation, qu’il s’agit d’un ressenti et d’une douleur éprouvée à cause d’une difficulté rencontrée au cours de l’éducation. MAIS il existe bel et bien des solutions pour accompagner vos enfants et les faire réussir. C’est ce que j’accepte de faire auprès de chaque famille qui aurait besoin d’une écoute bienveillante et compréhensive.

Un passé constructif et révélateur

Ma maman m’a dit si j’avais su tout ce que tu écris dans tes articles j’aurai pu mieux vous aider à l’écoleet c’est ce que je souhaite vous dire à travers mes écrits. Je souhaite vous exprimer que le plus important c’est d’accompagner vos ados dans l’amour et les comprendre face à leur difficultés, OUBLIEZ que vous ne savez peut être pas résoudre un problème de mathématiques. Car en vérité, il n’y a pas besoin de comprendre les mathématiques ou la physique pour aider vos enfants à l’école, l’essentiel c’est d’être à leurs côtés afin de les épauler et de leur dire qu’ils réussiront.

Ne laissez pas vos ados s’accompagner seuls: ils risquent de chuter violemment – sous prétexte qu’ils sont grand maintenant, car il sont au collège- soyez à leurs côtés et partager avec eux leurs difficultés et leurs questionnements.

Le parent comme source de confiance en soi

Un enfant a besoin de son parent jusqu’à sa totale émancipation pour se repérer. Vous êtes cette boussole indispensable qui leur est nécessaire pour grandir et prendre confiance en eux. Votre ado verbalise ses états, ses ressentis, ses peurs et c’est grâce à cette chose magique qui est l’écoute et le temps, que votre enfant pourra vous faire confiance et se faire confiance par la suite. Prendre du recul et être capable de verbaliser ses émotions fait partie des étapes indispensables pour se comprendre et devenir autonome. Ainsi, incitez votre ado à revenir sur certaines situations qu’ils n’auraient pas digérer, lorsqu’il sera disposé et disponible pour le faire. Pour exemple, un ado qui ne comprendrait pas un énoncé en maths, ne doit pas s’acharner à essayer de comprendre. Je vous invite donc à lui proposer de revenir sur son travail à un autre moment de la journée.Varier les moments les temps pour apprendre permettra à l’enfant de trouver son rythme de travail. Votre rôle de parent c’est de l‘encourager à s’améliorer de jour en jour de par votre accompagnement et votre positivité.

Le “bon” parent existe-t-il?

Le désir de bien agir avec son ado

Cet article me touche profondément car j’ai souvent vu des mamans déprimées et je dirai même vidées de tout espoir ou de toute énergie dans mon bureau, des mamans qui ne savaient plus vers qui se tourner pour parler des difficultés à accompagner leurs enfants ou à les aider à faire leurs devoirs. Et, ce que je souhaite ici, c’est vous révéler qu’il est possible d’être une “bonne” maman et un “bon” papa, simplement en gardant un regard bienveillant et une écoute active auprès de vos ados. Ce qui compte c’est votre intention, et l’enfant le découvrira. Prendre du temps pour son enfant -sans exprimer ses peurs d’adulte, pouvant freiner l’apprentissage de l’ado- encouragera bien évidemment votre enfant à vouloir passer ce temps avec vous, car la confiance sera établie.

Votre principale action sera de vous libérer des croyances limitantes qui vous empêchent parfois d’agir en tant que parent. Aider son ado, c’est avant tout prendre le temps de le comprendre en restant attentif à ses émotions, souvent nouvelles et difficilement gérables seul(e). Répéter à votre ado que vous ne comprenez pas ceci ou cela, ne résorbera pas le problème et n’aidera pas votre ado à le solutionner. Au contraire, il se sentira encore plus seul, en pensant que vous ne souhaitez pas lui venir en aide CAR VOUS N’AVEZ PAS LE TEMPS. Inutile donc de dire à votre enfant que vous ne savez pas faire car celui-ci perdra progressivement confiance et en vous et en lui. Adopter un rôle de parent aidant prêt à vous ranger aux côtés de votre enfant pour le faire avancer. Sachez que pour votre ado, le plus important est votre présence réconfortante et vos phrases d’encouragement pour être capable de réussir.

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Suis-je un bon parent moi?

Il n’y a pas de bon ou de mauvais parents, ni de parents démissionnaires: lorsqu’un parent a la volonté d’aider et d’accompagner ses enfants, il est un BON PARENT! Néanmoins un parent a parfois besoin pour guider ses enfants de trouver des solutions adéquates. Les remèdes miracles n’existent pas dans l’éducation. Pourquoi? Nous sommes dans de “l’HUMAIN” et donc les choses ne peuvent être prévisibles. Vous pouvez essayer d’anticiper au mieux les gestes et les attitudes de votre enfant, être parent ou éducateur c’est surtout savoir s’adapter et essayer de nouvelles propositions pour accompagner son enfant, tout en respectant le rythme de l’ado et ses difficultés à appréhender le monde.

Les attentes socio-affectives d’un enfant-ado vis à vis de ses parents

“On ne voit bien qu’avec le cœur,

l’essentiel est invisible pour les yeux”

Le petit prince, Antoine de Saint-Exupéry

Si être parent nécessite de prendre confiance en soi dans ses façons de faire alors encore faut-il savoir quoi faire.Voici donc plusieurs conseils fonctionnels, chers parents, qui vous aideront à accompagner votre enfant OU votre ado:

  • Etre à l’écoute quand il est inquiet ou qu’il a peur: montrez votre disponibilité en vous asseyant à son niveau et à côté de lui, qu’il sente que vous êtes présent POUR LUI. Parlez d’une voix douce et claire pour l’inciter à verbaliser son état.
  • Etre là pour l’aider à mettre des mots sur ce qu’il se passe: “que se passe-t-il mon chéri? Qu’est-ce que tu ressens dans ton corps? Où tu as mal? Tu ressens quoi comme symptômes: une pression, un picotement, tu as du mal à respirer, c’est bloqué, c’est lourd?”
  • Etre dans un état de détente et de patience pour que votre enfant puisse se livrer et comprendre ce qui lui arrive. Vous pouvez d’ailleurs lui dire de fermer les yeux et de poser sa tête contre vous, votre enfant se sentira protégé et encore plus compris pour s’ouvrir.
  • Etre là pour aider l’enfant à prendre du recul sur une situation: une fois que votre ado ou votre enfant s’est exprimé, apportez lui des éléments de réponses. Vos conseils et votre analyse positive sont des éléments précieux pour votre enfant: ne balayez jamais d’un revers de main l’état physique ou morale d’un enfant, cela causerait davantage de soucis pour votre enfant.
  • Etre là quand il vous demande de venir voir ce qu’il a construit ou confectionné: votre enfant a besoin de se sentir valorisé donc encouragez-le et exprimer votre joie et admiration dans les productions qu’il a créé.
  • Etre prêt de lui quand il fait ses devoirs, TOUTEFOIS NE RESTEZ PAS durant toute la séance.
  • Etre là pour vérifier ce qu’il a fait, portez de l’attention à ce qu’il fait et même si certains exercices vous semblent compliqués, demandez lui de vous expliquez comment il a fait pour trouver ces résultats.
  • Montrez-vous confiant en lui demandant de reprendre un énoncé ou de relire et refaire son travail pour le forcer à être concentré et consciencieux.

Dire ou ne pas dire à ses enfants et ses ados?

– Je ne sais pas mais tu peux le faire tout(e) seul!

– Je suis fatiguée, je ne peux pas t’aider.

– Ne pleure pas , c’est rien!

– Pourquoi tu te mets dans ses états?!

– Tu fais exprès de ne pas comprendre?

– C’est pas possible que tu ne comprennes pas, c’est pourtant si simple!

Vous êtes passer par ces stades de la vie où vous ne compreniez rien, et bien au tour de votre ado de débarquer dans ce monde et de s’adapter. Il est donc important de leur transmettre le mode d’emploi pour appréhender le monde. Si apprendre nécessite de comprendre, il est donc important de respecter le rythme de votre ado.

Agir positivement signifie aussi accepter de prendre du temps pour ses enfants. Ainsi montrez-leur comment faire et comment questionner le monde avec sérénité et assurance. Et attention à vos peurs! En manifestant vos pensées d’adulte, vous serez parfois amener à développer chez votre enfant une baisse de motivation voire même des blocages. La limite est fine est c’est pourquoi je vous invite à découvrir en lien, les deux articles suivants. Ils vont permettront de mieux saisir ce qui se joue dans la tête de votre enfant.

“Donner l’envie d’apprendre à votre ado, c’est possible!”

Et

“Qu’attend un ado de son parent?”

Cet article vous a plu, je vous invite à y déposer un commentaire. Partagez vos préoccupations en tant que parent et/ou éducateur(trice). Je me ferai un plaisir de vous lire et de vous répondre.

A bientôt 🙂

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